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Animer la vie coopérative

La coopérative vit du dynamisme et des idées qui viennent  de ses adhérents. Pour assurer la continuité de leur implication et renouveler les élus, attirer jeunes et femmes, l’organisation de temps forts contribue largement à rendre la vie coopérative attractive et plus tangible.

La coopérative est créée par ses adhérents, pour ses adhérents, c’est le fondement même de son modèle d’entreprise. Pour qu’ils restent les principaux acteurs de l’évolution de leur outil, pour entretenir leur motivation et garantir le renouvellement des générations de coopérateurs et d’élus, il faut inventer et animer une organisation à même de les mobiliser durablement.

La coopérative doit être proactive afin de proposer des espaces de réflexion et d’échanges. En effet, l’agriculteur participe d’autant plus à la vie coopérative qu’il y est associé, que son avis peut s’exprimer et que des propositions collectives se retrouvent débattues au conseil d’administration.

Un cycle de formation pour les jeunes

Pour Chantal Chomel, ancienne directrice des affaires juridiques et fiscales de Coop de France, « pour attirer des jeunes et davantage d’administratrices, il faut se donner les moyens de faire vivre la coopérative, mettre en place des politiques de détection de talents, de potentiels d’engagement, et les accompagner ». Ainsi la coopérative bretonne Even a-t-elle fait parrainer de jeunes administratrices par un ancien administrateur. Proposer aux jeunes de participer au cycle de formation Cybèle organisé par Services Coop de France, est aussi un moyen de détecter de futurs administrateurs, de valoriser et de renforcer leurs compétences en développant l’esprit de coopérateur.

La coopérative Noriap installée dans la Somme, qui s’intéresse à l’agroécologie, propose des visites d’exploitations investies dans ce domaine. « Pour que les élus s’approprient le sujet et puissent donner leur avis dans le cadre du futur projet stratégique, il est essentiel de créer des occasions d’élargir nos connaissances et d’échanger », explique Céline Leeman-Broyer, secrétaire générale de Noriap. Autre exemple, sa commission Jeunes a organisé un voyage d’études qui a conduit 25 jeunes agriculteurs à Saumur pour des visites de partenaires et de découvertes. Débattre, décider ensemble du programme, constitue un projet commun et une expérience d’ouverture indéniable, qui crée du lien et permet d’impliquer d’autres adhérents que les élus.  Lors des réunions de sections régulières, il est essentiel que les sujets et les formats se renouvellent ; une commission qui « ronronne » ou manque d’objectifs précis, porte le risque de voir l’implication de ses membres faiblir. Une co-commission réunissant les commissions Jeunes et Communication de Noriap est mise en place pour réfléchir à la refonte des outils de communication et faire émerger des propositions sur la façon de mettre en valeur le rôle positif de l’agriculture.

Au cœur des décisions

Plusieurs coopératives ont également fait le choix d’accueillir des stagiaires au sein du conseil d’administration. Une façon concrète de leur faire découvrir de l’intérieur la vie de la coopérative, de les placer au cœur de l’organe de décision. Même sans droit de vote, participer au tour de table leur offre la possibilité de s’exprimer et surtout de prendre conscience des arbitrages qui font le quotidien du CA pour le fonctionnement de la coopérative. Cela les positionne comme relais local auprès des autres coopérateurs, et, en se prenant au jeu, les amène tout naturellement à prendre des responsabilités dans la vie coopérative.

 

Découvrez l’offre de séminaires de l’Institut de la Coopération Agricole dans le domaine, ici.

Par Adrien Nicey
Le 23/08/2017